Nouvelles

Mercredi 5 novembre 2008


C'est l'histoire d'une fille dans les airs qui survole les nuages.

Elle ne sait pas que la terre est solide mais elle voit bien tous ces gens marcher partout dans tous les sens.
Pourtant son endroit préféré se situe juste au dessus des nuages. S'allonger sur une couche douce et moelleuse et regarder les étoiles lui semble la plus belle chose de sa vie. Et lorsque le soleil brille trop fort, elle va se réfugier à l'ombre d'un mouton qui file à l'allure du vent. Elle profite toujours de ces moment pour nous regarder, nous observer.

Il lui arrive d'être amusée mais parfois elle pleure aussi. Les turbulences humaines ne sont pas toujours compréhensibles mais l'énergie qu'il s'en dégage la touche profondément alors, elle prend, comme une éponge, elle prend l'énergie, négative ou positive et elle l'ingère entièrement. C'est pour ça que parfois, elle a des soubressauts, c'est pour ça que parfois elle ne vibre pas à l'unisson.

Lorsque l'émotion est trop forte, elle va à la rencontre des oiseaux migrateurs. Avec eux, elle fait un bout de chemin si je puis dire, un bout de voix aérienne. Dans le rythme des battements d'aile, elle câle ceux de son coeur, alors au bout de quelques centaines de kilomètres elle retrouve toute sa sérénité. Elle les salue de la main, ils lui font un clin d'oeil amical, puis elle retourne au dessus des nuages.

Lorsque vous voyez un groupe d'oiseaux migrateurs qui vous semblent danser, qui vous semblent réaliser des formes en groupe, ça n'est pas pour des raisons scientifiques, ça n'est pas pour dire quelque chose. ça ne se passe pas entre eux et vous, ça se passe entre eux et elle. Ils sont les régulateurs du rythme naturel, ils sont la ressource de la fille des airs. Elle est la source, elle est l'essence de la vie. Préservons la.




                                                                                                                                                                                    Mi-nette



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Jeudi 26 juin 2008


C'est l'histoire d'une petite bille qui glisse sur la feuille.


Elle forme des mots avec son trait joli et laisse son empreinte colorée sous mes yeux lecteurs. Je vois que naissent des mots. D'où viennent-ils ? A qui vont-ils ? Si je les prononce, ils deviennent sens. Jusqu'où vont-ils ? Jusqu'où puis-je aller ? Tous ces mots en vrac dans le coin de ma tête, je les dessine et décline mais d'autres le font bien mieux que moi. Je vais peut-être regarder la petite bille faire ses contours et vibrer au son de ses torsions.


Elle ponctue et donne le rythme par des symboles faits de traits et de points, ça swing, ça balance, ça coupe, ça court ! Ça saute, ça joue, ça stoppe. Ça se relance et puis danse et glisse, on voudrait que rien ne finisse. Les phrases se saisissent de la compréhension cognitive de l'être humain. De multiples connexions rentrent en corrélation avec le bazar du cerveau, la machine du corps et le reste du monde.


Elle a la capacité de prendre vie avec de nombreux outils et matériaux à travers le monde utilisés par des millions de personnes. Elle peut se targuer de rejoindre l'art et les plus nobles valeurs. Elle vous explique la sagesse avec un morceau de bambou et quelques années de pratiques manuelles tout de même. Mais avec moi, c'est juste sans gène qu'elle prend appui sur moi, tenue par ma main et puis file.


Comme l'eau de la rivière, elle file.

Comme les moutons blancs dans le ciel, elle file.

Comme les feuilles emportées par le vent, elle file.


Petite de rien du tout qui crée toutes les réactions, interactions, capable de déclic à l'action ; qui procure toutes les émotions, gamme complète des sensations sans avoir à se lever de son siège !


Mine de rien, mine de crayon, tu donnes un sens à ma vie.


L'écriture.



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Dimanche 17 avril 2005

Sac de billes

 

Et si j'avais juste perdu mon enfance dans un sac de billes un peu usé, un peu troué.

Tout en vrac, les souvenirs, les joies et les blessures ont gardé leur couleur d'origine.

Recouvert de poussière qui les avait ternies mais un chiffon doux et mes billes retrouveraient leur éclat d'antan.

 

J'ai fermé le sac et l'ai rangé bien à l'abri des voleurs et des envieux.

 

Il faut dire que ce sac, il est magique…

 

Chaque bille a sa couleur, certaines ont des reflets et d'autres portent des rayures. Je me souviens qu'il y en a des brisées, je n'ai jamais retrouvé les morceaux, elles sont restées intactes au côté saillant et coupant. D'autres brillent, elles éblouissent par leur pureté et vous rendent le sourire en un clin d'oeil. Entre agates et billes de terre, chacune porte un caractère, une histoire, certaines ont été durement gagnées, jalousement conservées, lâchement dérobées ou gracieusement offertes. A mon étonnement, j'ai appris que les plus délicates ne se cassaient pas toujours et que les plus costauds pouvaient se détruire en un instant.

 

Mon sac de billes, il est magique…

 

Lorsque je le portais avec moi, on pouvait entendre plusieurs résonances. Le son fin entre deux billes de verre et celui plus grave entre deux argiles. Parfois on devinait une musique mélodieuse, l'harmonie des mélanges quand je baladais mon sac avec allégresse. Plusieurs retentissaient comme des éclats de rire.  D'autres fois le brouhaha incessant m'arrêtait net dans ma marche, me fatiguait et me donnait des maux de tête. Entre délices et déchirements les billes chantaient. Je remarque que son poids différait selon la lourdeur de mon coeur. La bonne moralité meavait lié à lui comme si je devais être lui, me fondre à lui et vivre à jamais avec lui.

 

Un jour, jeai déposé mon sac, je l'ai abandonné, il m'avait apporté trop de maux. Il me pesait et la musique n'était plus si mélodieuse. Il était resté trop longtemps secret dans un coin de mon existence. J'ai voulu parcourir mon chemin seule, repartir neuve mais c'était sans compter sur le destin qui m'a remis sur sa route. Ma quête n'avait pas été vaine car au moment de le retrouver il m'ait apparu attendrissant. Personne ne l'avait touché, il était resté là empli de ses billes qui m'avaient construites puis assaillies autrefois.

 

Mon sac de billes, il est magique…

 

A présent, il reste à mes côtés, léger comme une plume, rafraîchissant comme la rosée, doux comme un coton. Il m'arrive de partager mes billes, elles sont restées en l'état après les avoir dépoussiérées. Il ne me gène plus, il est juste là et ne m'envahit plus. Il fait juste partie de mon histoire et ne déroute plus mes aspirations.

 

Qu'avez-vous fait de votre sac de billes ?...

 

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Dimanche 17 avril 2005

GARCON! Une bière siouplé.... 'ci...

 

Pffff je regarde ma face dans le miroir, je vais siroter cette bière qui va encore se faire mousser dans son verre et par mesquinerie je la boirai pour qu'elle me fiche la paix... pffff je regarde ma face dans le miroir, il n'y a que lui qui me voit, même le garçon du bar est parti au fond finir sa partie de cartes...

 

L'image de cette glace murale ne voit que moi et à travers elle je vois des formes difformes qui gênent à mon espace. Je cherche un coin d'harmonie pour me soulager. Je dresse rapidement une liste des choses qui seraient à changer, comment faire peau neuve d'un corps qui parle, qui montre son histoire. Sans aucune pudeur on peut y lire des blessures et des batailles, des cicatrices encore virulentes et puis d'autres presque effacées. Des vagues de chair dépassent à mon écoeurement, elles se sont souvent heurtées à des regards terribles qui m'ont crevé l'âme. Elles se sont quelques fois échouées dans des paysages qui m'ont laissé un goût amer et illusoire de l'humain. Elles se sont glissées aussi parfois sur des plages les + belles et les + douces du monde qui pansaient et soignaient bien des fossés. J'ai voulu voyager, faire le tour de toutes les contrées et toujours le même manège recommençait. La vie par le regard d'autrui m'importait bien + que de vivre par moi même. La vie pour les autres m'importait bien + mais c'était pour mieux m'oublier et échapper à ma réalité. A force d'épopées je me suis usée, fatiguée. Comme le fils prodigue je reviens à la source pour y boire des valeurs humaines oubliées...

 

L'image du miroir s'est perdue dans les vapeurs de l'alcool... Dans un sursaut j'éclate de rire... Le son raisonne comme un sarcasme et me rappelle que le nombrilisme ne fait pas partie des priorités de la vie. Alors d'un air désabusé et amusé, je finis ma bière, pose une pièce sur le comptoir et ne regarde même plus le garçon.

 

... ça n'est pas son regard qui doit changer mais le mien sur moi...

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Céki Celle là ?

  • motsdedomi
  • : Mi-nette
  • : Keument ? Koikêce ? Keuaaa ?

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